Nous avons tendance à vouloir prier le Très-Haut, à lever les yeux et les mains au Ciel, à ouvrir notre Cœur au cosmos et aux constellations spirituelles, à implorer le Très-Haut de ses grâces, mais nous avons été formés et “informés” par le Très-Bas.

Oh ! Très-Bas ! Oh ! Très CHAIR Dieu !

Oui, Dieu très Chair.

Je suis faite de toute chair, de pulpe divine et d’un fruit rougeoyant !

Je mords dans le Fruit et mon corps exulte à tes Merveilles !

Ton rêve – pour Nous – remonte du plus secret de notre Corps, du plus intime, de notre Utérus – mâle et femelle.

Est-ce sacrilège si je dis que Dieu est à la fois Mâle et Femelle, logé dans notre plus intime Bas-Saint ?

Notre Sainteté est dans notre Sexe ! Oui, le Sexe ! Il est notre matrice de Sainteté.

Le Lait de l’Esprit remonte de la Chair profonde.
Il jaillit d’un sein mordu, malaxé, par la main de l’Enfant.
Nous avons tété Dieu au sein de notre Mère, où, comblés de tout, nous nous sommes recroquevillés dans ses bras de Feu.

Oh ! Très-Bas !
Dedans, dehors, partout.

Quand ton Lait remonte dans mon Cœur, tu m’ouvres les portes de notre Chambre Royale où je brûle de ce Désir en tout temps de m’unir à ton Royaume.

Quand ton Lait remonte dans ma gorge et que j’en goûte le nectar, il se transforme en Vin !
Le Vin de l’Amour !

Onde sauvage, tel un Feu ivre, tu me ressuscites depuis le début des Mondes en un simple geste d’Amour fou.

Par la Porte dérobée, je file dans la nuit étoilée, dans ma nudité étincelante, ma robe de Chair, rejoindre mon Roi de Cœur.

Je m’agenouille, je loue le Très Bas.

Chair de ma Chair,
Sang de mon Sang
Je ruisselle de larmes et je retourne à l’Humus.

Je veux la Vie, nue
Fraternelle et Éternelle,
Je suis.

 

Bien à vous,

LÔORA