Ce sont les prêtres qui ont inventé l’Enfer et le Paradis.
Ils ont voulu nous attraper en nous enchainant à des images.
Ils ne nous attraperont plus.
Ils ne nous feront plus subir leurs langues de venin.
Ils ne nous feront plus croire à leurs Vérités qui claquent et qui finalement ne sont que girouettes à faire perdre la tête et la raison.

Père, O Père divin, est-ce cela que tu as voulu pour nous, tes filles de la Source ?
Nous, les filles du serpent, danseuses du serpent, danseuses de la vie ?
Est-ce cela que tu as voulu pour nous, les filles du vent, les filles du Levant du Monde.
Tes filles d’Eve ?
Eve, lève-toi avec ton bâton de feu !
Eve, lève-toi au four de l’amour.
Eve, lève-toi à la Pyramide.
Éveille-toi, Eve, lève-toi. Éveille-toi, ma bien-aimée.

Il n’est plus question d’entendre parler des pères de l’église qui ont massacré notre peuplade. Notre tribu. Notre peuple des étoiles, au firmament cosmique de notre Vie.
Toi, ma sœur, tu es une fille des étoiles, une gardienne des chevauchées fantastiques, une gardienne des constellations et des entrailles de la Terre.

Les pères de l’église ne nous auront plus. Car nous sommes les reines des entrailles, et nous nous faufilons entre les mailles du filet, entre les failles et ils ne nous attraperont plus.

Mes sœurs, chevauchons nos rêves, chevauchons nos licornes, chevauchons nos dragons !
Mes sœurs, relions-nous entre toutes les terres par les passerelles, passera par-là mes sœurs !
Passez par le pont ! Ils ne nous attraperont pas.
Allez-y, passez par le vide, passez cet abime d’enfer qui nous tire vers le bas, prenez la route de l’Arc en ciel.

Ils nous attendent, nos enfants, nos fils et filles de lumière !
Le nouveau monde est là !
Le nouveau monde est là !

LÖORA