Je me sens mystique depuis l’adolescente dans le sens où j’éprouve cette quête de l’Absolu, une quête radicale dans les arcanes de mon être, du monde et de la vie. J’ai eu cette passion précoce pour l’inaudible et l’invisible que j’ai mis en mots spontanément et essentiellement; à 16 ans, j’écrivais ce que j’appelle mes premiers “dialogues avec mon âme”.

Puis, j’ai découvert les livres des femmes mystiques comme Hildegarde de Bingen, Thérèse d’Avila, Thérèse de Lisieux… A travers la lecture de leurs textes enflammés, je goutais à la passion du Bien aimé. Depuis, elles n’ont jamais cessé de me nourrir et j’ai trouvé en elles ce que je n’arrivais pas à mettre en mot et à trouver dans l’Eglise: ma passion pour Dieu et surtout Jésus.

Avec elles, j’ai frémis, pleuré, gouté tant au martyr qu’aux délices de la foi qui s’est affirmé jour après jour. Elles m’ont réconciliée avec le Père. Avant je ne ressentais que rébellion et colère contre l’église catholique et Dieu.

Je sens maintenant qu’il est temps de faire sauter les verrous de ma mystique. J’ai été entravée dans ma quête par la peur de me dévoiler. Je veux affirmer ma foi, ma passion pour Jésus et Marie-Madeleine, pour Dieu et les pratiques mystiques.

Des états modifiés de conscience à la mystique, la frontière est mince. La mystique n’est pas la religion. La religions promulgue des règles, des lois. La mystique est libre. Elle peut se vivre avec dieu ou sans dieu, avec ce que l’on nomme l’univers, la déesse, le néant, l’instant présent, peu importe comment on l’appelle.

La mystique est un appel de l’âme, à cette partie de nous-même transcendante et universelle. Elle est l’expression de l’Âme qui attire à elle l’Esprit, le Bien-aimé.
Elle est cette tension, cette incandescente prière vers le retour à l’Origine, le Tout, le Néant,
Celui qui n’a pas de Nom et dont tout le monde parle.

 

Bien à vous,

LÖORA